Alexis Throude, Consultant méthodes industrialisation / maintenance

Sujet : Mission à la SNCF / Objectif : transfert industriel + investissement d’un nouvel équipement.

Date de l’opération : le 06 Janvier

Rôle : Consultant méthodes industrialisation / maintenance : Responsable de l’industrialisation des nouveaux équipements dans le cadre du projet de transfert industriel vers le nouveau Technicentre SNCF.

La mission consistait à déposer des groupes froids permettant le refroidissement des stands d’imprégnation sur la toiture du bâtiment venant de l’un des secteurs du site et qui étaient utilisés dans le processus de la machine.

Ils étaient situés sur le toit d’un bâtiment en zone logistique et devaient être transférés vers la zone de dépôt située en toiture.

Les groupes froids permettent de déposer une couche de résine sur le débinage des moteurs électriques (grosses cuves dans le sol dans lesquels les moteurs sont stockés).

Les 2 groupes froids pesant chacun 200kg, ils ne pouvaient seulement être déposés par une grue ou par héliportage. La solution a été l’héliportage car tous les accotements autour du bâtiment étaient faits et une grue aurait impliqué de devoir re-terrasser pour faire des points d’ancrages. Le fait de tout refaire aurait été plus conséquent en termes de coût que l’héliportage.

Le fournisseur de l’équipement était responsable du suivi de l’opération mais j’étais le chef de projet de l’opération.

Cette intervention ne pouvait se faire qu’avec l’évacuation du personnel qui était impacté, ce qui représente environ 80 personnes à évacuer. Le pilote de l’hélicoptère avait demandé à ce qu’il n’y ait personne sur une partie du bâtiment, ils ont donc été évacués et dirigés dans le bâtiment administratif où le documentaire de formation a été diffusé. Il a aussi fallu contacter Renault Truck qui était le site voisin, pour les prévenir de l’opération d’héliportage.

Lors d’une réunion, j’ai pu définir des volontaires qui ont participé à l’aide de l’organisation le jour de l’opération, en étant serre-file, c’est-à-dire qu’ils m’informaient lors de l’évacuation pour s’assurer qu’il n’y ait plus personne dans les zones concernées.

Pendant que les personnes étaient évacuées des zones, l’hélicoptère qui arrivait de Chambéry s’est posé sur le parking de la logistique. Au préalable, j’ai fait un tour dans la journée pour nettoyer les débris et éviter qu’ils ne s’envolent à cause de la puissance de souffle de l’hélicoptère.

Cette organisation a mobilisé beaucoup de monde et a nécessité une grande préparation car la SNCF n’est pas habituée à ce genre d’opération sur site.

Une zone était prévue pour que l’hélicoptère puisse se poser, une zone logistique et une zone dans laquelle les groupes froids étaient stockés. Trois pilotes ont été mobilisés : un pilote, un co-pilote pour la prise de la charge et un autre co-pilote pour la dépose de la charge. Le pilote de l’hélicoptère a mis son câble en place, fait ses vérifications puis il a survolé le bâtiment pour aller à la zone des groupes froids. Il a ensuite fait les aller retours entre la zone de charge et la zone de dépose afin de poser les groupes froids un par un, cela a duré cinq minutes au total.

Une fois l’hélicoptère parti, j’ai donné le signal aux serre-files pour qu’ils préviennent les collaborateurs qu’ils pouvaient reprendre leurs postes, puis l’opération était terminée.

Entre l’évacuation, le débriefing avec l’hélicoptère et l’opération de déplacements des groupes froids, la mission a duré 1h30.

L’hélicoptère provient d’une société spécialisée dans l’héliportage pour l’industrie. Leurs services consistent au déplacement et à la dépose de matériel.

Les missions : planifier la date, communiquer auprès du personnel concerné, réunion avec le CHSCT, création de documents de communication pour diffuser sur l’intranet, emailing …, réunion de communication pour planifier les heures et éviter la circulation dans les bâtiments à partir d’une certaine heure. Mettre en place toutes les barrières de sécurité, rubalises et étiquetages d’information.

Anecdotes : A 10H30, l’hélicoptère n’avait pas l’autorisation de décoller à cause de la météo qui annonçait un ciel couvert. Toutes les demi-heures je rappelai le pilote pour avoir des nouvelles, puis vers 12h30 il m’a rappelé pour me dire qu’il avait décollé.

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